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Vliegen lance son académie
Par Vincent Grethen, dimanche 23 octobre 2011 à 15:45
Le jeune retraité, Kristof Vliegen, vient de lancer sa propre académie de tennis, à Bruxelles. Trois mois après avoir pris sa retraite, l'ex joueur belge, qui a été 30ème mondial en 2006, veut apporter sa connaissance du circuit et aider la relève du tennis belge.
Des propos rapportés par la DHnet.be.
"Avant, quand j’étais joueur, ma vie était facile. Tout était organisé. Aujourd’hui, c’est à moi d’organiser la vie des autres. Mais bon, c’est excitant. J’ai vraiment envie de transmettre mon expérience... Pour m’aider, j’ai Luc Nebbot comme préparateur physique et Jean-
Inquiet pour le tennis belge
"Kim Clijsters va encore jouer un an. Et ensuite ? Que va-
DH Sports > Tennis
Vliegen: “Je veux transmettre mon expérience”
(21/10/2011)
Kristof Vliegen vient de lancer sa propre académie de tennis, au Set Wahis
BRUXELLES
Ce n’est pas une surprise... “Je ne me vois pas en costume toute une journée derrière un bureau”, nous a-
Trois mois après avoir dû prendre sa retraite en raison d’un organisme fragilisé par une bactérie attrapée au tournoi de Bastad en juillet Kristof Vliegen a trouvé sa nouvelle vocation.
Le Limbourgeois, 29 ans, qui fut 30e mondial en 2006, vient de lancer sa propre académie de tennis, au Set Wahis, à Bruxelles.
“Je suis très content”, nous confia-
Avant, quand j’étais joueur, ma vie était facile.
Tout était organisé. Aujourd’hui, c’est à moi d’organiser la vie des autres. Mais bon, c’est excitant. J’ai vraiment envie de transmettre mon expérience...
Pour m’aider, j’ai Luc Nebbot comme préparateur physique et Jean-
Kristof Vliegen travaille pour l’instant avec deux joueurs et une joueuse.
Il s’agit de Yannick Mertens (ATP 227), le jeune Bruxellois Kevin Farin, 18 ans, et la Courtraisienne Valérie Verhamme (WTA 582).
“Je veux m’occuper de six joueurs maximum, car je désire travailler en qualité.
Yannick stagne pour l’instant aux alentours de la 200e place, mais il ne faut pas grand-
Avec Valérie, je recherche encore le meilleur style de jeu.
C’est ainsi que j’ai suivi, la semaine dernière, pour la première fois, le tennis féminin à la télévision.
J’ai vu jouer l’Allemande Goerges à Linz. Je n’ai pas été impressionné.”
Fly, comme on le surnomme dans le milieu, a également suivi de près les déboires de la Belgique en Coupe Davis contre l’Autriche ainsi que l’Ethias Trophy à Mons. Et il ne peut pas s’empêcher d’être inquiet pour l’avenir du tennis belge.
“Kim Clijsters va encore jouer un an.
Et ensuite que va-
Chez les garçons, nous n’avons plus personne dans le Top 50 cette semaine.
Maintenant, la faute n’en incombe pas à Xavier ou à Olivier.
Ils ont fait une belle carrière.
C’est aux jeunes de se secouer.”
Kristof Vliegen a, en tout cas, une idée très claire de la manière dont il envisage son nouveau métier d’entraîneur. Il compte surtout mettre l’accent sur l’attitude et la tactique.
“Un bon coach se met dans l’ombre de son joueur, mais il est là pour lui expliquer comment bien jouer et comment gérer sa vie de sportif.
Je suis persuadé qu’il y a du potentiel en Belgique, mais la plupart des jeunes n’ont pas de style de jeu et pas de plan tactique.
Ma seule présence ne garantira pas à quelqu’un de devenir 100e mondial, mais je suis certain de lui faire gagner du temps dans sa progression...”
Serge Fayat
© La Dernière Heure 2011
Kristof Vliegen: "Je ne veux pas d'une usine de tennis"
"Fly" s’est confié à 7sur7 au sujet de sa nouvelle académie et de l’avenir du tennis belge.
Kristof Vliegen et Nicolas Wittouck (président du Set Wahis) ont assisté à la belle prestation de Kevin Farin à l'Ethias Trophy à Mons. Le poulain de "Fly" a été sorti avec les honneurs par Ivo Minar au 2e tour des qualifications.
Trois mois après l'annonce de sa retraite (en raison d'un organisme affaibli par une bactérie), Kristof Vliegen s'est recyclé en coach et vole désormais de ses propres ailes. Le Limbourgeois a définitivement tiré un trait sur son passé de joueur pro et a créé sa propre structure de tennis, qu'il gère de manière autonome. Avec sa bonne humeur et son amabilité habituelles, le Maaseikois nous a accueillis dans son nouvel environnement de travail, au Set Wahis, club sympathique près du Boulevard Lambermont, à Bruxelles.
Malgré plusieurs sollicitations (dont celle du BATD), c'est le projet du Wahis qui a retenu sa préférence. "Au niveau des infrastructures, des terrains, de l'aspect financier, c'était le meilleur projet. Ce qui me plaisait aussi, c'est de pouvoir être indépendant. Avec le BATD, ce n'était pas le cas. Via Nicolas Wittouck (le président du club) et Olivier Buchet (responsable administratif), tout s'est vite mis en place", explique-
"Perform with precision"
"Fly", pour les proches, y encadre le jeune Kevin Farin (18 ans, B-
Cela facilite notre collaboration. Jusqu'à présent, il n'a pas encore retiré le maximum de son potentiel physique et mental.
Je suis là pour rattraper le temps perdu, sans faire de choses révolutionnaires.
J'aimerais qu'il puisse se focaliser à 100% sur le tennis.
A partir de janvier, quand il aura fini ses études via le jury central, je le suivrai d'ailleurs en tournoi à l'étranger" prolonge-
"Quant à Yannick, son papa m'a demandé de m'occuper de lui de temps en temps. Ca se passe très bien, mais je ne le suis pas en tournoi pour l'instant", précise-
Si certaines structures actuelles optent pour une démarche plus quantitative pour des raisons d'ordre économique, Vliegen, lui, préfère mettre l'accent sur la qualité de l'enseignement.
C'est pourquoi il ne désire travailler qu'avec 6 joueurs maximum. De ce point de vue, la devise de son académie "Perform with precision" est révélatrice de la philosophie qu'il prône.
Une structure axée sur la qualité
"Je ne veux pas d'une usine de tennis. Si je n'ai que deux joueurs à encadrer, tant mieux pour eux.
Certains clubs ont besoin de 10 ou 15 joueurs pour être viables.
Ici, ce n'est pas notre manière de fonctionner", nous raconte-
Pour faire bénéficier ses poulains de l'encadrement le plus professionnel possible et d'un suivi personnalisé, Vliegen s'est entouré d'un staff de qualité. "Luc Nebbot est chargé de la préparation physique et Jean-
Roanne Scholtes (préparateur physique), Maurice Joris (médecin du sport) et Pierre Delgoffe complètent l'équipe", nous confie-
"Goffin, c'est l'avenir du tennis belge"
Même si la relève des Rochus et Malisse tarde à arriver, Vliegen n'est pourtant pas pessimiste pour l'avenir de notre tennis belge.
"Un gars comme Alexandre Folie, avec sa qualité de frappe, devrait pouvoir atteindre le top 100. Sinon, David Goffin est le joueur du futur. S'il ne se blesse pas, il sera entre la 60e et la 80e place dans un an.
Il n'a aucun point à défendre. Ce garçon est bien encadré.
Il va concrétiser les espoirs qu'on fonde en lui, j'en suis certain", assure le Limbourgeois.
Michaël Bouche.
30 octobre 2011